Industrie 4.0 (1ère partie) S’adapter ou périr

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En 1908, il fallait 12 heures pour construire une Ford Model T, qui était vendue pour 850 $, soit l’équivalent d’environ 21 000 $ aujourd’hui. En 1913, après avoir révolutionné la fabrication grâce à la chaîne de montage, Ford produisait la Model T en à peine 93 minutes, et la vendait pour 260 $.

Henry Ford devint le premier milliardaire américain parti de rien. Que serait devenu Ford et son entreprise s’il n’avait pas exploité la technologie nouvelle du début du 20e siècle?

Aujourd’hui, la technologie numérique est aux fabricants ce que la chaîne de montage était à Ford en 1913: un nouvel univers plein de promesse. Cette technologie consacre la Quatrième Révolution industrielle et permet aux fabricants de faire ce que fit Ford : produire rapidement, efficacement et de façon économique. Mais là s’arrête la comparaison : la technologie « perturbatrice » d’aujourd’hui autorise la personnalisation intégrale et rapide, la production individualisée, le rapide déploiement de produits innovants, la stratégie dans les ventes et le marketing, et plus encore.

Mais au fond, la promesse d’Industrie 4.0 se traduit-elle par de réels profits? Est-il possible pour un fabricant de reproduire la réduction des coûts de production de Ford, par exemple, ou s’en rapprocher?

La multinationale Roland Berger est une entreprise d’experts-conseils allemande qui se consacre exclusivement à la transformation numérique. D’après elle, le secteur de l’automobile américain est le parfait candidat pour l’adoption d’Industrie 4.0, pour des économies potentielles estimées à entre 16 et 32 MILLIARDS de dollars annuellement. C’est l’équivalent de 10 à 20 pour cent des coûts de production réductibles, affirme-t-elle, « à dégager grâce à une nouvelle tendance qui s’appelle… tout simplement, Industrie 4.0. »

Or, le secteur de la fabrication automobile n’a rien d’extraordinaire ; en fin de compte, c’est tout simplement de la fabrication.

Pourtant, une étude réalisée par Capgemini Consulting en 2012 révèle que seulement 25 % des directeurs d’entreprises de fabrication croyaient que la technologie numérique jouerait un rôle important au cours des cinq prochaines années. Un an plus tard, Capgemini, en collaboration avec la MIT Sloan Management Review, réalisait un autre sondage, qui confirmait la lenteur du rythme d’adoption de la technologie numérique.

La plupart des entreprises craignent la technologie numérique. Des 1 600 directeurs d’entreprise sondés, 66 % décrivaient leur entreprise comme étant « novice » en matière de technologie, se bornant à employer le courriel, Internet et un logiciel propre à l’entreprise.

Plus étonnant encore fut la constatation suivante : parmi les entreprises non adeptes de la transformation numérique, seulement 18 % prévoyaient être plus concurrentielles dans deux ans, et presque la moitié entrevoyaient un avenir sombre et moins concurrentiel sur ce même horizon.

Si les fabricants traînent les pieds, c’est peut-être parce qu’ils croient, à tort, que la technologie numérique se borne à automatiser les processus de fabrication. Bien le contraire!

En fait, la technologie d’aujourd’hui permet d’interconnecter chaque partie d’une usine, où chaque service « parle » aux autres en permanence grâce à l’utilisation et l’analyse de données. Résultat : élimination de goulets d’étranglement dans la production, livraison des stocks en temps opportun, resserrement des cycles de production grâce à l’accélération des activités de design et de fabrication de nouveaux produits, et fourniture de données analytiques en temps réel aux équipes de ventes et de commercialisation. Bref, une entreprise holistique où toute l’information est immédiatement disponible pour tous pour la prise de décisions. Bien exploitée, la technologie numérique transforme les entreprises manufacturières en entreprises intégrées, dynamiques et agiles, pour une dernière ligne plus intéressante.

D’après Capgemini, malgré les avantages nombreux et croissants de la technologie numérique pour la fabrication, les fabricants hésitent encore à faire le saut, pour les raisons suivantes :

  • Complaisance : nul besoin d’innover, puisque tout va bien.
  • Manque de vision : si le PDG ne voit pas clair, l’entreprise ne peut y voir clair non plus.
  • Manque de connaissances : c’est une chose que de dire « oui » à la technologie numérique ; encore faut-il avoir un plan de mise en œuvre.

Aujourd’hui, toute entreprise ignorante du danger de ne pas adopter la technologie numérique est vouée à l’échec. Le changement s’accélère et la concurrence sévit alors que les usines qui s’adaptent, laissent le peloton loin derrière.

Le Global Center for Digital Business Transformation explique succinctement la puissance de la technologie numérique perturbatrice : « La perturbation numérique a désormais le potentiel d’abolir les entreprises établies et de bouleverser les marchés plus vite que n’importe quelle autre force de l’histoire. Les perturbateurs numériques innovent rapidement, puis exploitent leurs innovations pour remporter des parts de marché et croître beaucoup plus vite que leurs concurrents tributaires de modèles d’affaires physiques ». Traduction : les nouveaux concurrents peuvent apparaître n’importe quand, n’importe où, et vous écraser.

Gestisoft sait la difficulté d’établir le point de départ d’un parcours numérique. Mais voilà 20 ans que nous aidons les fabricants à ce faire.

Notre nouvel eBook, Industrie 4.0 : Le secteur de la fabrication au pied du mur au Canada, maintenant accessible, explique pourquoi la technologie numérique est non seulement l’avenir, mais aussi le présent.

 

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